La démocratie est plus forte lorsque nous travaillons ensemble  

 

La démocratie est plus forte lorsque nous travaillons ensemble  

Bruxelles  
 
 

Clôturant la deuxième édition du Forum européen de la démocratie parlementaire au Parlement européen à Bruxelles, la Présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a déclaré que les parlements et la société civile continueront, ensemble, à œuvrer pour une Europe plus forte, plus juste et plus démocratique.

       

Chers collègues,
Monsieur le Commissaire,
Chers parlementaires,
Chers amis,

Nous pouvons nous féliciter d’être arrivés au terme de ces deux jours très denses et intenses.

Lorsque nous avons créé ce forum l’année dernière, l’idée était de disposer d’un espace permettant de rassembler les parlements nationaux et le Parlement européen et d’avoir des conversations productives sur la manière d’approfondir et de protéger notre démocratie. Nous avions auparavant l’habitude de nous réunir souvent en petit comité, entre commissions ou avec certains parlements nationaux, mais nous avons ressenti le besoin de rassembler tout le monde et d’échanger avec vous tous, réunis aujourd’hui dans cette assemblée, et aussi d’avoir la possibilité d’entendre vos points de vue. Je tiens donc à remercier notre directrice générale Sanna Lepola, de la récente direction générale des partenariats pour la démocratie, et son équipe, qui ont si bien su nous prouver leur capacité à faire de ce genre d’événement une réussite.

Chers amis et collègues, ces discussions n’ont jamais été aussi pertinentes qu’aujourd’hui. Nous voyons de plus en plus de polarisation et même d’extrémisme au sein de notre Union, alors même que la guerre hybride menée par la Russie cherche à semer la peur et à affaiblir nos systèmes de l’extérieur. J’ai eu l’occasion de discuter avec Svetlana hier, et elle comprend plus que quiconque ce que cela signifie de s’opposer à la tyrannie et de se battre pour la liberté, donnant un éclairage concret aux thèmes que nous avons abordés. Sa présence parmi nous est un honneur. Cette Assemblée continue d’être solidaire de son combat et de celui de ses collègues pour une Biélorussie libre et démocratique.

C’est ce qui rend les points de vue partagés et les conclusions tirées ces deux derniers jours si précieux. Car on ne peut parvenir à une véritable résilience démocratique depuis Bruxelles uniquement. Il faut pour cela des institutions fortes et des liens étroits à tous les niveaux de notre société. Et vous avez tous un rôle essentiel à jouer.

En vous voyant tous réunis ici, plus nombreux que jamais, je sais que nous allons dans le bon sens. Sont réunis aujourd’hui dans cet hémicycle des membres de ce Parlement et des parlementaires nationaux, mais aussi des experts, des décideurs politiques, des représentants de la société civile, des partenaires institutionnels et des jeunes. Chacune de vos voix compte. Chaque expérience partagée, chaque idée imaginée, chaque lien noué contribue au renforcement de notre Union.

Par votre présence aujourd’hui, vous aidez également à consolider le pont crucial jeté entre les parlements nationaux et notre Parlement européen. C’est une chose à laquelle nous devons travailler ensemble et que nous devons approfondir – et je tiens donc à remercier Katarina, vice-présidente de cette Assemblée, ainsi qu’Esteban González Pons, chargé des relations avec les parlements nationaux. Au sein de ce Parlement, nous voyons à l’occasion de nos visites mais aussi dans nos travaux quotidiens que nous pouvons accomplir tellement plus lorsque nous travaillons main dans la main.

Lors de ce forum, nous avons eu la chance d’entendre certains amis remarquables de notre institution. Je pense par exemple à nos deux collègues irlandais sur l’estrade, dont la présence simultanée est une heureuse coïncidence. Outre M. le commissaire McGrath, avec qui nous avons toujours travaillé en bonne intelligence, nous avons le plaisir d’accueillir Verona Murphy, présidente de la chambre basse du Parlement irlandais, qui a réservé un magnifique accueil à tous nos groupes politiques il y a quelques mois à Dublin, en préparation de la présidence irlandaise. Et aujourd’hui, Verona et moi avons eu l’occasion de poursuivre notre conversation, alors que l’Irlande assume la présidence du Conseil et sera notre guide dans les prochains mois certainement tout aussi tumultueux.

À présent, alors que s’achève cet événement, notre prochaine étape devra consister à traduire les discussions des deux derniers jours en actions concrètes. Ce que je demande à chacun de nous est de mettre ce dialogue en pratique: au sein de nos parlements, de nos circonscriptions, lorsque nous visitons des lieux de travail ou que nous allons d’une communauté à l’autre. Nous entendons partout la même chose: «Bruxelles est trop loin, nos politiciens sont trop éloignés des décisions qui nous concernent, quel rôle avons-nous à y jouer?» Il nous appartient de rendre des comptes et de répondre à cette question avec clarté et honnêteté, et d’exprimer ce que nous pouvons faire mieux. Car je suis d’avis que nous pouvons toujours faire mieux. À chaque fois que nous nous trouvons face à nos électeurs, que nous nous présentons pour être élu ou réélu, nous devons réellement leur montrer les résultats concrets, tangibles, que nous avons obtenus.

Ce Parlement garde donc la discussion ouverte. Nous continuerons de plaider en faveur d’une Europe plus forte, plus juste et plus démocratique. Et sachez que les portes de cet hémicycle vous seront toujours ouvertes, que ce soit pour des réunions, des auditions ou toute autre occasion à laquelle vous souhaitez participer, car notre démocratie fonctionne au mieux lorsque nous travaillons ensemble.

Nous avons beaucoup à faire, et nous espérons donc vous voir tous lors de prochaines réunions. Merci à tous d’être venus.