La Présidente Roberta Metsola a affirmé que le Parlement continuera de plaider en faveur du renforcement des sanctions contre les oppresseurs en Iran et de la désignation du Corps des gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste.
Chers collègues, Ces dernières semaines, nous avons assisté à un soulèvement en Iran tel que personne n’en a vu depuis plus d’une génération. Plus qu’une protestation, c’était un vibrant appel à la liberté et aux droits que tant de nous peuvent tenir pour acquis. Les images provenant d’Iran ont choqué le monde: des scènes de répression brutale, des familles recherchant des proches dans des morgues débordant de housses mortuaires. Selon les derniers chiffres communiqués, les victimes se comptent désormais en milliers. Le peuple iranien mérite de vivre en liberté, de sortir des griffes d’un régime désespéré qui cherche à contrôler tous les aspects de la vie de ses citoyens en utilisant violence, meurtre et répression comme outils d’autopréservation. Les Iraniens ne demandent que ce que nous méritons tous: la liberté, la justice et l’espoir en l’avenir. La propre histoire de l’Europe nous enseigne que le désir de liberté et de dignité peut surmonter toutes les difficultés. Je suis fière que ce Parlement ait mené la charge et fière que nous ayons agi. La semaine dernière, après avoir consulté tous les groupes politiques, j’ai pris la décision d’interdire à tous les diplomates et représentants du régime iranien l’accès au Parlement européen. Nous ne leur permettrons pas d’utiliser l’Europe comme une tribune pour légitimer leur brutalité. Mais nous devons faire encore plus. Nous continuerons de plaider pour le renforcement des sanctions et pour que le Corps des gardiens de la révolution islamique soit enfin désigné comme une organisation terroriste. Il ne s’agit pas d’un geste symbolique. De telles mesures affaibliraient encore leur capacité à opérer en toute impunité, perturberait leurs flux de liquidités et leur signalerait qu’ils ne trouveront pas de refuge. De manière tout aussi importante, cela enverrait un message fort aux courageux Iraniens dans les rues, le message que l’Europe les a entendus, que nous sommes à leurs côtés et que nous avons agi contre leurs oppresseurs. Chers collègues, je sais que beaucoup d’entre vous veulent rendre hommage aux milliers de personnes assassinées dans les rues iraniennes, mais le peuple iranien n’a pas besoin de silence, il est réduit au silence depuis 47 ans. Je vous propose donc aujourd’hui de faire quelque chose de différent. Je vous demande, alors que nous rendons hommage à ceux qui ont été tués, de m’accompagner dans une salve d’applaudissements pour honorer leur courage et leur bravoure.